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Bruxelles, Elle & Moi - J 1
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Jeudi 12 mai - "LA TRACE" - Thème imposé par Melody

Galienni

Trace de mémoire

On a fixé pour règle que le thème du jour serait définit par l’un de nous deux, à tour de rôle pendant les quatres jours. Aujourd’hui, c’est à Melody de commencer : « la trace » me crie-t-elle à travers la porte, tandis que je me réveille sous ma douche. « La trace ? » lui demandais-je en sortant de la salle de bain, à moitié sourd, un coton-tige coincé dans l’oreille. Melody était partie sur les chapeaux de roue pour son rendez-vous du jour, me laissant seul face à mes interrogations : partir sur les traces de je-ne-sais-quoi.

Au début, ça paraît toujours facile, car d’emblée l’imagination se met en branle : suivre une trace, retrouver une trace, etc…Mais tout se complique dès qu’il faut prendre une seule et unique direction : la sienne. Pour moi, ce sera le centre-ville. Je traverse un quartier pauvre graffité de messages revendicatifs sur lesquelles je m’arrête, puis ce sont les images qui s’imposent d’elles-mêmes : un tag, une fenêtre brisée, une empreinte de pneu…Je regarde la ville en gros plan avec ma loupe grossissante, en fin limier, mais toujours insatisfait de voir l’apparente surface des choses. Pas grave. Il fait beau, j’ai du temps et Bruxelles m’a toujours inspiré : lâchons prise, il faut se faire plaisir. J’arpente les rues de la ville labyrinthe, continue le long du boulevard, puis je tourne à une bifurcation, pour me retrouver dans une impasse : aucune trace.

Au retour, je retrouve mon chemin tel le petit poucet, reconnaissant de part et d’autres les fragments de ville sur lesquelles je m’étais penché : un poteau courbé, une touffe d’herbe s’extirpant d’un pavé manquant, bref que des signes de reconnaissance qui me ramènent jusqu’à la porte de notre hôte, Virginie, qui nous attendait le soir pour un barbecue dans le jardin. En mauvais chasseur d’images, je rentre bredouille de ma journée. Mais à la fin du repas, tout rentre dans l’ordre : je vois une figure circulaire sur une dalle de la terrasse, puis une autre sur le muret du jardin, et encore deux sur les carreaux de la cuisine. Déjà, il y avait matière à réaliser une composition homogène. Mais surtout, par association d’idée, ces traces me renvoyaient à un message bombé sur une palissade qui m’avait interpellé : « sous le pavé, un potager ». Les signes graphiques que je cherchaient disparaissait derrière l’envie d’y voir un message de fond, à l’image de cette nature rebelle et sous-jacente qui était là sans que je ne la vois, sous la surface apparente des choses. Ce souvenir du jour, lui, avait ressurgit comme une trace de mémoire : la pièce manquante du puzzle »


Melody

De ce qui disparaît ...

(Le Fugitif et l’Immuable)

Traces dans la ville.
Quelles sont les traces qui restent dans le paysage urbain ? Quelles sont celles qui restent, résistant par leur immobilité au mouvement ininterrompu de la ville et du passage du temps ? Quelles traces reste-t-il de ceux qui sont passés, de ceux qui ont vécu, de ceux qui ont été ici pour un temps.
Le souvenir de la vie et des corps dans le fracas du béton, du verre et de la pierre, des pavés enfin, qui emportent les pas de nos passages fugitifs dans la ville immuable.

Que reste-t-il du son de nos voix et de nos cris d’enfants, évaporés dans la rumeur urbaine ?
Quel est le temps d’une ville ?
La nature seule, et les arbres, et les oiseaux, ont un temps.
La ville, comme le ciel, semble immortelle.
Mais il y a dans le ciel les nuages...

Quelles traces de tant de vies vécues, consumées, passées comme à venir, sinon nos mémoires.
Chercher dans une ville les traces de ceux qui, emportés par le temps, ont construit une histoire, de causes à effets, gestes infimes venus sculpter le monde.

Le ciel mieux que nos âmes est le reflet de cela : car à chaque ciel présent succède le suivant qui vient effacer les traces de l’avant.
Et les nuages jamais ne se figent.





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