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Les mots-clés
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Souviens-toi l’été dernier. Un flash. Tu vois un rayon de lumière qui passe derrière une branche, tu entends, au loin, ce chien qui aboit. Des pas s’enfoncent dans la forêt noire...ici, passé, présent et futur sont des abstractions que tu retrouveras plus tard dans le souvenir, le temps vécu et le fantasme. Bienvenue dans un monde sans horizon ni temporalité : celui de ton intérieur.

Terrain d’expression.

Un week end au vert, dans la commune de mon enfance, Saint-Rémy-Lès-Chevreuse. Nous étions quatre : Laure, Cécile, Nils et moi. Mélody nous a rejoint plus tard, après minuit. Nous avons fait un trou près du potager dans lequel j’ai enterré mes premières impressions. Des bûches, une pelle, du charbon, de l’herbe. Mon jardin secret. Minuit était le milieu du week-end, et sous chaque brindille d’herbe, mon objectif visait un miracle.

Exploration.

Reminiscence d’un paradis perdu dans la géographie de mon souvenir : Nous avancions dans la forêt vierge de mon enfance ou chaque arbre portait un nom. Mes racines. A l’époque il y avait Le Lac Bleu, Le Champ aux Violettes ou la Forêt Noire. Aujourd’hui, retour sur le chemin accidenté de mon passé où une catastrophe s’est produite : le 26 décembre 2000, une tempête déracina quelques centaines d’arbres de cet enfer vert, devenu cimetière de bois. J’enterre, en silence, le boulot blanc et l’hêtre à mille têtes. On suit ensuite un sentier battu qui s’ouvre en serpent vers notre terre promise. De l’obscurité tornitruante nous passons à l’éclaircissement doré d’un champ où je pensais trouver la pépite d’un quelquonque trésor, comme une aiguille dans une meule de foin.

Construction.

Nous voilà sur le chantier de travail, en jachère pour l’instant. Il y avait trois arbres asséchés formant un triangle en pure figure de l’esprit. Au sommet, l’arbre-refuge où nous avions élu domicile à son pied. En contre-champ, l’arbre-totem où notre imagination est allé valser centrifuge, et, à l’angle final, l’arbre-perchoir où Laure s’est réfugié plus tard. Dans les hautes herbes jaunies, tout un monde insecticide hostile dans lequel nous aurions jamais survécu à y regarder de plus près. Au loin, une cabane près d’une route nous rapellait la proximité du monde civilisé, tout comme le passage fréquent des avions de tourisme dont le ronronnement faisait echo avec ce vieux film d’hitchcock : la mort aux trousses.

Composition

A présent, chacun créer son lien : Mélodie délimite l’espace commun en posant à terre son voile carré aux motifs africains. Elle conduit le rapport social par le jeu du badimdton, comme j’ai souhaité le faire avec ma balle, qui finalement n’a amusé que moi. Plus singulier, le « piment stable » de Cécile et le frou-frou mauve de Nils, objets fétiches de ravissement et de travestissement qui raccorde à l’univers personnel de chacun.

Pour ma part, je propose des mots-clés qui ouvrent - et ferment - les portes d’un monde parallèle : la clé du jardin, que nous cultivons ensemble, mais que chacun a secret, la clé du silence, que nous brisons à chaque parole et dans lequel nous nous recueuillons, la clé du trésor que l’on cherche chez l’autre et que l’on a en soi, la clé de minuit qui sépare hier d’aujourd’hui, et enfin, la clé de la possession, dont l’usage uniquement rend maître. Chacun doit prendre une « clé-mot » du trousseau dont je conserverais la pièce restante. Il s’agit d’un point de départ et non d’arrivée : Les protagonistes possède la clé d’une énigme qui s’invente au fur et à mesure que grandit la curiosité. Mélodie choisie la première, sans hésitation, la clé de minuit. Nils, sans être vu, prend la clé du silence. Bien plus tard, Laure s’empare de la clé du trésor, suivie de Cécile qui n’ayant plus que le choix entre Jardin et possession, prend l’Eden et me laisse l’Enfer. La créativité se libère dans le jeu et l’improvisation. Ici se joue la vie, la mort, le combat et la quête de soi : un retour à l’enfance, à cette spontanéité si souvent protégé.




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