Je plonge mon regard sur cette belle virginité avant d’attaquer, méditatif et concentré. Mais comme d’habitude, je fais couler du noir sur ma palette et j’attaque direct le tracé au pinceau, sans trop refléchir. La structure est là et il faut maintenant mettre de la couleur : rouge ? bleu ? orange ? pourpre ? jaune ? Tout les quarts d’heure, le tableau change, évolue. Au bout d’une heure trente, insatisfait, je repasse tout en blanc et je reprend les lignes de forces apparentes au tracé noir. J’attend que ça sèche et je noie mon impatience dans un verre de brouilly. Dix minutes plus tard, on surligne les traits noirs pour affirmer la figure qui a surgit du chaos ; encore un portrait, mais cette fois masculin : un homme cravaté, badgé, auréolé...béni ? C’est un business angel. Mon ange gardien ? Qui sait...

Le face à face, après 4 heures de travail.
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