Rue Gallieni, avenue Gallieni, direction Gallieni, quai Gallieni, boulevard Gallieni, garage Gallieni...Le nom du maréchal gallieni homonyme à l’artiste-peintre galienni, s’expose sur la cartographie de la France, pour en avoir été le héros. Mais si la ressemblance est de forme, quel point commun entre l’artiste et le soldat ?

Aucun. Mais afin que la notoriété de l’un, GALLIENI, n’entrave pas à l’ortographe de l’autre, GALIENNI, voici une succinte biographie en commémoration au héros de guerre, histoire de rappeler que la différence des hommes n’est point une question d’ortographe, mais de convictions.
Joseph Gallieni
Maréchal de France (Saint-Béat, Haute-Garonne, 1849 - Versailles, 1916).
Nommé général, il fut, de 1896 à 1905, gouverneur de Madagascar.
L’homme était autoritaire, d’allure cassante, voire brutale. Il avait de l’enthousiasme et savait susciter des vocations : Il fut nommé gouverneur militaire de Paris au début de la Première Guerre mondiale. Alors que les Allemands approchaient et que le gouvernement partait pour Bordeaux en catastrophe, Gallieni mit la ville en état de défense, rassura les Parisiens par une habile proclamation et contribua à la victoire de la Marne, en septembre 1914 (grâce, notamment, aux troupes qu’il envoya en renfort, après avoir réquisitionné les taxis parisiens, à l’armée du général Maunoury qui se trouvait sur l’Ourcq). Gallieni fut encore ministre de la Guerre en 1915-1916 et mourut peu après. La dignité de maréchal de France devait lui être conférée à titre posthume (1921).