Dérapage. Lors de la performance au Gibus, Galienni stoppe sa performance pour peindre sur la toile denim d’un spectateur qui le harcèle. Dialogues.

- T’es peintre ?
- Oui, je peins.
- T’es dans une école ?
- non, c’est mon métier.
- tu arrives à en vivre ?
- Oui.
- Tu me le donne ce tableau, je le kiffe.
- Non.
- Tu me le donnes, s’il te plaît ?
- non.
- Allez, s’il te plaît !
- Non. Excuses-moi, mais là je peins.
- Tu me la vends ?
- 1.000 Euros
- Tu veux pas me la donner, plutôt ?
- non
- Tu voudrais pas me peindre ?
- Ton portrait ?
- non, sur mon jean, j’adorerais.
- ok. Si tu t’allonges là.
- maintenant ?
- oui, maintenant.
- ça y est.

- bouge pas.
- Tu vas peindre quoi ?
- Je sais pas
- Je veux autant de couleur que sur ton tableau.
- Mon tableau est noir, dans le fond.
- Je veux du bleu, du rouge...
- Ton jean, c’est comme la toile, mais je sens les os.
- Tu peins quoi, là ?
- Ton fémur, ton tibia.
- Mortel !

- Voilà, c’est fini.
- Je peux me relever ?
- Non, fais le mort.
- Le mort ?
- Juste le temps de ranger mon matos.

FIN DE PERFORMANCE