L’Univers d’Allan Mindel est atypique, bizarre, décalé mais profondément humain. Les personnages, jamais propre sur eux, rappelent la figure du looser dans les films des frères Cohen. Pour le premier film du producteur de "my own private idaho" égalemment agent d’uma Thurman, c’est le cinéma indépendant américain qui se célèbre.

Je devais rencontrer Allan pour m’entretenir avec lui mais c’est lui qui est venu à moi, lors de la performance à l’espace Kodak, dédiée pour son film "Milwaukee, Minnesota ". Le réalisateur déjanté m’a salué, touché que l’on puisse réaliser un tableau sur son premier film. C’est aujourd’hui mardi 20 mai, que l’on s’est véritablement rencontré au déjeuner du bateau Lycos, pour cette fois discuter de son film.
Galienni : Enfin, nous nous retrouvons après un premier contact euphorique lors de la soirée kodak...

Allan Mindel : Oui, c’est très touchant de voir une œuvre peinte de son film, surtout que c’est mon premier en tant que réalisateur. J’ai étudié l’histoire de l’art et je suis aussi collectionneur d’art primitif. J’aime la peinture quand il y a beaucoup de couleurs et de contrastes comme chez Matisse, ou Picasso.

G : Avez-vous des influences en peinture malgré que vous soyez un cinéaste ? Pour Milwaukee par exemple ?
A.M : Les influences sont nécessaires pour changer mon regard. A priori, elles ne sont pas visibles et surtout j’espère qu’elle ne le sont pas, mais par exemple j’ai été inspiré par les ambiances de Hooper.

G : Comment s’est déroulé cette aventure de premier film ?
A.M : Plutôt bien. Il faut dire qu’avant d’être réalisateur j’ai commencé dans la production avec "My own Private Idaho " de Gus Van Sant. Aussi, je travaille pour une agence qui gère la carrière de comédiens comme Uma Thurman, David Duchovny ou Isabella Rossellini. Et puis là au festival je m’amuse bien avec mon pote Vincent Gallo qui présente demain soir son film à la compétition officiel.
