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19.03.03 > Les 1001 cartes "collectors" de Galienni
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N°1048 : La neuvième vie, 2002...N°1049 : Brasserie le Zeyer, 2002...Etc... Chaque carte "collector" Galienni est unique, comporte un numéro de série et un titre, et ce, depuis 1997, où la première carte prototype à été envoyée par la poste.

Cet entretien a été réalisé le 19.03.03 au café "la palette" dans le 6e arrondissement, par Eva Gucci, attachée culturelle de la villa Médicis à Milan


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les cartes collectors : au centre, la numéro zéro signée galienni, datée de 1997 et postée depuis Saint-rémy-lès-chevreuse dans le 78

Eva Gucci : Comment est venue l’idée du mini-tableau monté en carte postale ?

G : il y a plusieurs raisons à cela. A l’époque, en 1997, j’avais besoin d’argent pour payer mes fournitures, mon loyer et mes études à la Sorbonne et les ventes de tableaux étaient trop aléatoires pour que je puisse en vivre. Alors, après avoir écarté l’hypothèse horrifique de travailler chez Mac Donalds, je me suis dis que plutôt que de fabriquer un cheesburger en 7 minutes pour gagner seulement 2 francs, je réaliserais en 10 minutes un original que je venderais 10 Francs. Mais au delà de la création, il y a le montage sur papier cartonné, la plastification de l’oeuvre plus l’édition du verso en carte postale, si bien que le minutage n’est pas aussi précis - et donc pas aussi rentable - que chez le géant des hamburgers. Mais au moins je vivais de mon art, même très modestement, et ça, c’est la plus grande des satisfactions.

Eva Gucci : Donc c’était juste une façon de gagner de l’argent ?

G : Pas seulement. Je devais produire 30 cartes un jour et les écouler le lendemain dans les rues parisiennes, aux vernissages, chez des amis ; bref, j’en avais toujours sur moi et je pouvais les proposer à tout moment. Au delà de l’aspect pécunier, ce travail m’a obligé à créer sans relâches et donc à développer ma créativité tant sur la forme, avec des séries de styles différents, que sur le fond, avec l’envie de développer plusieurs thèmes axés majoritairement sur la ville de Paris, qui me fascine par sa beauté. C’était aussi une façon pour moi de rencontrer mon public, pas toujours amateur d’art, et aussi d’apprendre à me détacher de mon travail, ce qui n’a pas toujours été aisé car finalement, c’est un peu de vous même que vous perdez à chaque vente réalisée. Enfin, ça m’a ouvert à la critique, à l’humilité du travail artisanal et à la satisfaction de trouver un echo avec les gens rencontrés. Une formidable expérience, peut-être même la plus enrichissante à mes yeux, dans mon parcours professionnel.

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Au verso, chaque carte est numérotée, datée et signée par Galienni

Eva Gucci : Peut-on voir dans ton entreprise un rapprochement avec l’art postal ?

G : Oui...Et non. Il y a effectivement rapprochement avec le support de la carte postale. L’idée que l’oeuvre soit sans frontière, qu’elle voyage par voie postale c’est excitant. Je sais aujourd’hui que certaines de mes cartes sont à New-York, à Tokyo, au Venezuela, à Madrid ou à Rabbat et que, au total, plus de mille cartes ont été diffusées depuis le début de l’inititiative, et ça pour moi, c’est énorme. J’ai tenté de m’affilier au mouvement "art postal" mais je n’y trouve pas mon compte en réalité, peut-être suis-je trop individualiste pour cela. Cependant, pour valider le procédé au fur et à mesure de la production, j’en poste régulièrement à ma propre adresse ou à celle de mon frère Kokian. Je vois en même temps l’évolution de mes différents styles selon les périodes. Pour en revenir à l’art postal, j’ai plutôt été amusé de pratiquer par e-mail des oeuvres en contribution sur le réseau internet avec le mouvement net-art (Tamara Laï et Gregory Chatonsky entre autres)

Eva Gucci : Et pourquoi reprendre cette collection aujourd’hui ?

G : Pour m’amuser. Si je le fais, c’est pour rester libre de pouvoir créer en souvenir de cette période bohème où je vendais ces cartes dans la rue. La dernière série allant de la 1001 à la 1050 est un lot posté surtout pour souhaiter les meilleurs voeux de bonne année. Aujourd’hui, les cartes apportent une légèreté à mon travail et constitue davantage un outil promotionnel pour communiquer l’adresse de mon site, par exemple.

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N°006 : "junon" datée de 1997
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N°1016 : "le gant marionnette" datée de 2002



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